Page 10 - Le Mexique

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En ce 14 mars on part à 6h30 car on a beaucoup de route à faire et il faut traverser les montagnes... 8 heures de pénible trajet car on a des problèmes avec le camion.  Il y sort une "boucane" noire qui ralentit considérablement la montée des côtes mexicaines.  Je passe le trajet à vérifier par le miroir s'il y a amélioration ou pas et André ne cesse de "jouer" avec le bras de vitesse pour tenter d'ajuster la révolution.  On fini par arriver au camping Tacho's Trailer Park. Curieusement il est situé non pas au centre-ville mais tout de même dans la ville à 2-3 coins de rue derrière un - eh oui - WalMart/Sam's Club.  Heureusement c'est une très belle place, un "vrai" camping.  On devait le prendre pour 1 semaine mais vu les circonstance - on doit faire réparer le camion - on le prend pour 2 semaines.

S’il y a une ville mexicaine qui est bien connue par les québécois c’est bien Puerto Vallarta. (Alors je vais passer mon tour pour l'histoire et vous raconter la mienne car j'ai 2 semaines à raconter, ça risque d'être long - hihihi)  Sur le terrain on s’en rend rapidement compte. Las casas cambios affichent la valeur de notre dollar en pesos mexicains .On rencontre des gens partout qui parle français et sur le terrain de camping plus de 40% sont des québécois. Plusieurs passent tout l’hiver ici.

 

Notre première préoccupation après l'installation de notre roulotte sous les manguiers et bananiers (vous avez déjà vu une fleur de bananier ?) c'est de faire réparer le camion.  Donc, par un journée pluvieuse en de mardi matin du 15 mars, nous nous sommes rendus chez le concessionnaire GM.  On nous informe qu’il ne pourrait être prêt avant 4pm. Comme la pluie a cessé et qu'il n'y a que des petites averses localisées, on en profite donc pour aller visiter la marina qui est immense et dont le pourtour est rempli de commerces de toutes sortes. Les bateaux qui séjournent là sont écoeurants. Les gros bateaux que l’on voit sur le Richelieu seraient les plus petits ici. De plus ce ne sont pas des bateaux de compagnies mais bel et bien des bateaux appartenant à des particuliers. De l’argent en voulez vous en v'là et les commerçants le savent... les prix sont le double d’ailleurs mais ils y a de l’artisanat de toute beauté pour celui qui a le portefeuille. On retourne au garage vers 5hr et on nous annonce que le camion est "réparé". Tous nos problèmes provenaient parait-il du filtre à air qui serait obstrué. Pobrecito mecano, le filtre était neuf et avait à peine 6000km.   On attend la facture avec appréhension mais voila que le tout nous coûte 19 pesos. Le prix du filtre quoi!  Voyez vous, GM ne vend aucun camion diesel au Mexique donc le mécanicien n’a pas la formation ni la compétence voulue pour faire la réparation.  On n'est pas plus avancé mais on retourne au camping un peu penaud mais tout de même heureux de n'avoir pas été floués !!!   À notre retour au camping, les québécois m’informent que je dois additionner au fuel un nettoyeur à injecteurs car les carburants ici sont de moins bonne qualité ce qui provoque le blocage des injecteurs.

Donc le lendemain matin par un temps très nuageux, on ajoute le fameux produit et on va se promener à l’extérieur de la ville dans les montagnes environnantes. Après 60 km de route il y a une nette amélioration. On en profite donc pour visiter une petite ville située à proximité de la mer.  L’eau est bleu–vert et les vagues 6-7 pieds de hauteur. Pourrons-nous nous baigner ? On verra. On a deux semaines pour tester la Bahia de Banderas.

Le jeudi 17, visite éclair de Puerto Vallarta et de la Malecon (leur promenade sur le bord de la mer) car le soleil n'est pas au rendez-vous. Peut-on être déçue de Puerto Vallarta ? Ma réponse est oui et non. C’est un gros truc américano-mexicain avec des hôtels de luxe, des restos, des bars qui offrent des 2 pour 1, des drinks gratuits à certaines heures, la mer turquoise avec de grosses vagues. Tout le kit y est pour se payer la traite… alors pourquoi nous en plaindre ? Impossible de se baigner. On vient à Puerto Vallarta pour prendre du soleil, faire la fête et tout ce qui va avec. Les plages sont « rocheuses » et pas très attrayantes (photo de gauche). Mais ça ne nous empêche nullement d’apprécier ce que nous voyons et ce que nous avons. La température est idéale. On nous avait dit que nous souffririons de grosses chaleurs… ce qui n’est nullement le cas. Parait-il qu’il fait "frette" depuis 2 semaines et qu’ils n’ont jamais vu ça. Pour les nordiques que nous sommes c’est idéal. Frais la nuit (aux environs de 16) et chaud le jour (28-30) mais avec un bon vent de la mer. Le bonheur total d’autant plus que je me remets – depuis 2 jours seulement – de mes problèmes d’intestin. Le goût de manger me revient lentement pas vite mais au moins je n’ai plus le cœur sur le bout des lèvres et la senteur de la bouffe ne me rebiffe plus. Est-ce l’effet du temps qui améliore mon sort où le fait que je suis redescendue à un niveau acceptable en étant au niveau de la mer… je ne sais pas et je ne me pose pas de question pour l’instant. J’en profite… un point c’est tout.

Grâce aux québécois du camping nous avons découvert 2 nouvelles plages dans la région. L’une qui est à environ 30km de Puerto Vallarta, à Desdalateras (photo de droite) qu'on visite le vendredi 18 et l’autre à peine à 5 km du camping derrière l'aéroport que l'on visite le 19. Le mot plage pour ces 2 lieux est plus approprié. Elles sont moins rocheuses et c'est plus agréable car moins de monde.  C’est semblable à celles de Rehoboth Beach au Delaware, mais palmier et eau turquoise en plus et les vagues sont acceptables. Malheureusement ces lieux sont envahis par des immenses complexes hôteliers (10 bâtiments de 12 étages formant un demi cercle).

 

 

Le samedi 20, on prend l'autobus et on va déambuler dans les rues de Puerto Vallarta et sur la promenade au bord de la mer.  Le 21 retour à la plage de l'aéroport.  Le 22 on fait un petit spécial et on s'en va un peu plus loin visiter le Beach Club à Nuevo Vallarta (photo de gauche).  C'est super beau, super riche aussi...  Journée superbe. On commence à comprendre le principe. Puerto Vallarta est pour le magasinage et la fête et même s’il y a une promenade et une beach, c’est en périphérie que les plages sont les plus belles. Nuevo Vallarta vaut vraiment le détour. D’abord l’endroit est tout à fait nuevo  ie nouveau donc des constructions neuves et quelles constructions. Ne cherchez pas l’argent, il est ici. Des hôtels de luxe, des condos et des casas (maisons) de toute beauté. Ça ne nous a pas empêchés d’aller zieuter la plage qui était à la hauteur, il va s’en dire. Et comme nous étions tôt pour la place, les richissimes étrangers (car ce n’est pas les mexicains qui se paient ce genre de luxe) faisaient leur jogging le long de la beach.  Au retour, vers 13 heures, on s’est arrêté à la marina pour bouffer mexicain. Ben oui je vais de mieux en mieux. André s’est payé un tortilla de marlyn fumé (merlin, poisson) tandis que moi des tacos au poulet. Oh boy… une chance qu’on avait notre bière !!!  J’ai failli faire comme les chiens au retour et me sortir la tête par la fenêtre du camion et m’ouvrir la gueule toute grande pour y faire entrer l’air pour diminuer "le feu". Watch out quand ça va sortir par l’autre boutte (hihihi). De retour au camping, on va faire une saucette à la piscine question de changer le sable par le chlore et de retour à la roulotte on se relaxe le body. Dur dur la vie de retraités !!!

Deux mexicains étaient à balayer la rue et André leur a payé une traite de cerveza (bière) et ils sont venus nous jaser un peu. Un mélange d’anglais, de français (que l’un d’eux parlait un peu) et l’espagnol (on a sorti notre répertoire nous aussi). Ce fut très agréable.  Pour votre information et ma souvenance...  le salaire minimum est de 48 pesos par jour pour 8 heures de travail.  Par comparaison, ma Corona extra me coûte 34 pesos pour 6. Les gens ont seulement quelques jours de vacances par année lorsqu’ils commencent à travailler. Ça leur prend quelques années avant d’avoir 1 semaine et beaucoup d’ancienneté avant d’avoir 2 semaines. Les vacances se prennent à Pâques car pour eux c'est un long congé férié ce qui leur permet d’avoir 1 semaine de vacances et c’est la période de l’année où la température est la plus belle. Après Pâques c'est chaleur intense tout l’été suivie en automne de quelque mois de pluie et ensuite leur hiver.

Le 23 je reste au camping pour me faire couper les cheveux pendant qu'André va marcher sur la plage.  Le 24 on retourne tous les deux sur la plage de Puerto Vallarta.  Ça représente une marche d'environ 20-30 minutes de notre camping.  Pendant qu'André était parti prendre sa petite marche de routine le long de la grève, j'en profite pour ramasser des coquillages et des pierres pour rapporter à mon petit-fils Léo.  Un moment donné, une immense vague s'amène... comme j'étais de dos à la mer, je ne l'ai pas vue venir.  J'ai pris une de ces débarques !!!  Au moment où je me relève maladroitement j'entends crier et beugler c'est le moins que je puisse dire.  Une petite d'environ 18 mois était à jouer dans le sable pourtant loin de la mer et sa maman la surveillait bien à 4-5 pieds de là.  Mais la vague l'a ramassé comme un coquillage et le retour de vague la ramenait à la mer.  Un homme s'est élancé pour la récupérer.  Moi j'en ai été quitté pour des petits trous dans mes genoux et une éraflure le long du tibia.

Comme vous voyez, ici on se laisse vivre au gré du temps, quoi !!!  Les visites "urbaines" sont moins intenses, disons.  Eh que ça fait du bien... un bien énorme !!!

Demain on s'en va faire un tour de bateau.  Vous embarquez ?

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