Page 4 - Le Mexique
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Vendredi 11 février 2005, 6h20 du matin, c'est le départ... Arrivée à San Miguel vers 11h00

En changeant d’état, ce fut surprenant de constater une meilleure salubrité des lieux. On voyait bien qu’ici on faisait plus attention à l’environnement. Faut dire que l’état est plus riche, moins désertique et qu’il s’y fait de la culture. C’est plus vert dans les champs et on laboure dans ce coin du Mexique. Plus on approche de San Miguel et plus c’est riche. Faut dire que dans cette ville, s’y trouve une population américaine et canadienne (des retraités surtout) et que la ville sait s’adapter aux touristes. Beaucoup d’artistes et écrivains y vivent également.
On y parvient en longeant une route à flanc de montage où un mirador nous permet d'apprécier l'étendue de la ville dans sa vallée. Une population d'environ 62,200 habitants et situé à 6,135 pieds d'altitude.
Par
cette route, nous nous rendons à notre camping: Lago Dorado Trailer
Park. C'est semble-t-il un ancien Koa. Comme nous sommes dans un
« vrai » camping (le seul à date) nous
sommes en dehors de San Miguel, sur la route se rendant à Celyana. Donc
nous devons prendre notre camion pour s’y rendre car les autobus pour
le centre-ville sont trop loin de notre camping. Mais sortir d’ici relève
d’une épopée alors imaginez pour s’y rendre avec une
roulotte de 27 pieds dans le derrière : chemin en pierres (comme
je vous ai déjà montré) et en terre, sans possibilité
de rencontrer. On y passe 1 à la fois et comme les mexicains roulent
vite, les résidents ici, qui sont fortunés, ont érigés
des « bosses de chameau » qu'ils appellent topes avec des
grosses pierres. On a l’impression de traverser le chameau au complet
(hihihi). Mais c'est un "beau" camping, tout étant relatif.
On doit y rester une semaine.
C’est
une superbe de belle ville... au départ, c'était une mission où
l'on évangélisait les indiens. Par la suite ça devint
un marché local où les producteurs et commerçants du coin
venaient échanger leurs biens. La ville date de 1542 mais fut en
grande partie rénovée (sauf peut-être certains
endroits en périphérie) en gardant le charme et l’authenticité
de l’époque coloniale car en 1926 toute nouvelle construction fut
interdite. Le el centro quantà lui regorge de jardins, cafés,
restaurants, galeries et boutiques et bien évidemment d’églises
!!! Jamais été aussi catholique moi là (hihihi).
L'église San Miguel de Allende's Parroquia (Parish Church) est de toute beauté… de style gothique, la seule de tout le Mexique. Originalement, cette église fut construite au 17e siècle dans le style Franciscain le plus pure. Mais lors de son "facelift " deux siècles plus tard, l'artisan indien Zeferino Gutierrez, sans formation professionnelle, a ajouté à la façade présente du grès rose, utilisant prétendument les images de cartes postales de cathédrales gothiques françaises de son inspiration !!!
Il y a quelques mercados (style marché aux puces) très animés et très vastes mais c’est très dispendieux ici. Ce sont de vrais labyrinthes... des bâtiments un à la suite de l’autre à la mexicaine (désordonné) pour ainsi dire sans fin, chacun abrite une cinquantaine de petits commerces. Vous y trouvez tout ce qui peut se vendre du clou rouillé aux perruques en passant par la pharmacie, les tomates et la boucherie. Le tout coloré, ambiance musicale et bien sûr la présence de la sainte église. Et oui, un 10 par 10 fleuri qui ferait pâlir nos fleuristes, la statue et la boite à offrande .Et pour ceux ou celles qui sont allergiques à la « moppe » et le balai s’abstenir de résider au Mexique. Chaque marchant nettoie son plancher et l’allée devant son commerce. Un rituel pour dire bonjour à la nouvelle journée et il en est de même dans chacune des rues de la ville. Paradoxe lorsque l’on regarde la propreté le long des routes de vrais dépotoirs à ciel ouvert quoique c’est moins pire dans cet état.
Je lève mon chapeau – ben ma casquette plutôt - à mon homme qui par la force des choses est à faire un conducteur mexicain de lui. Il arrive à manaje en las calles de el centro comme si de rien n’était faisant des pieds et des mains pour éviter d’accrocher les miroirs sur les poteaux ou sur les passants tellement c’est étroit. Il s’aventure même dans des endroits où c’est indiqué solo autos ligeros et que les rues sont en serpentins. Heureusement ici, ils ne klaxonnent pas à tout bout d’champ.
Je vous livre - en vrac - quelques photos des rues de San Miguel de Allende...
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Le Centre Culturel de la place est de toute beauté... Jugez-en par vous-même, pour l'extérieur du moins...
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La
photo de gauche représente un petit parc à côté du
centre culturel. Mais ce qui a attiré notre attention, ce sont
les "lavoirs". Eh oui, on vient ici pour laver son linge au
vu et au su de tous. C'est aussi un lieu d'exposition où les artistes
locaux viennent y vendrent leurs oeuvres. J'y ai trouvé une toile
représentant une hacienda que j'ai rapporté comme souvenir
et qui orne un mur de notre chambre.
Durant les deux premiers jours de notre tournée à San Miguel de Allende, on a repéré un terminus d’autobus pour les villes environnantes (le pendant de nos autobus provinciaux). Le 14 février (bien oui à la St-Valentin, r'garde dont ça - hihihi) on se pointe donc à ce terminus pour se rendre à Dolores Hidalgo (à 3/4 heure du camping) reconnue pour ses céramiques. Comme nous faisons le trajet en autobus, que nous avons l'intention très nette de rapporter des souvenirs, je n'apporte pas ma caméra. De plus je semble commencer une grippe car la veille j'ai eu mal à la gorge et en ce jour du 14 je suis enrhumée. C'est une ville à 6,517 pieds d'altitude et comportant plus de 52,000 personnes avec des commerces de céramique je dirais "à perte de vue". Cette ville est enlisée dans la vallée Rio Laja. On raconte que le père Miguel Hidalgo y Costilla, juste avant minuit le soir du 15 septembre 1810, on appelé tous leurs paroissiens en faisant sonner les cloches du village et qu'il a prononcé le célèbre discours Grito de Dolores annonçant l'indépendance du Mexique après 11 années de guerre. Et à chaque année, à la même date, on célèbre donc le "jour de l'indépendance" dans ce petit village où le président de Mexique y préside.
Le 15, on reste au camping, question de récupérer et le 16 on décide tout de même de reprendre l'autobus au même terminus pour se rendre à Guanajuato (à 1h30 du camping). Mais j'suis loin d'être en forme...
Vous venez quand même avec nous ?
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